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Mon yoga du lundi matin

Le yoga & moi

En yoga, j’ai beaucoup papillonné ces dernières années, de cours en pratiques qui ne me donnaient pas satisfaction.

Une carte de 10 séances que je n’ai même pas terminé dans un studio spécialisé, quelques cours suivis dans la salle de sport que j’ai fréquenté pendant un temps, une pratique fabuleuse à l’été 2017 avec le grand Master Akshar lors de sa venue à Strasbourg, et un peu d’asanas en solo à la maison.

Pas de pratique réellement suivie, donc.

La prise de conscience

Cet été, j’ai participé au festival de yoga “Joséphine fait”, en tant que naturopathe. J’ai pu assister à la projection du film documentaire de Stéphane Haskell, l’auteur de “Respire” – comment le yoga m’a sauvé et peut tous nous aider”, une des lectures qui m’a le plus marqué cette année. En lisant son récit, j’ai compris ce qui me manquait et ce qui ne me convenait pas dans tous les cours que j’ai pu suivre jusqu’à maintenant, et mieux encore, j’ai compris ce que j’attendais d’un cours. J’y reviendrai un peu plus bas; j’aimerai tout d’abord vous parler du livre de Stéphane Haskell.

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Randonnée au Climont et à la Clairière du Hang

Voilà, moi en randonnée, ça donne à peu près ça : j’ai le smile, je m’arrête pour regarder le paysage, dire merci intérieurement (ou pas) pour la chance qu’on a de fouler ces beaux sentiers…

Bon, j’avoue, parfois je m’arrête aussi pour écouter les bruits suspects de la forêt!! Qui sont rarement suspects, les sangliers déboulant quant on s’y attend le moins

Ces derniers jours, comme je suis en vacances, je randonne beaucoup. Comme dit dans mon dernier billet, mon coin de prédilection se trouve autour du Mont Sainte-Odile. Dimanche, nous pique-niquions sous un abri de fortune sous la pluie face à l’Auberge de la Rothlach quand nous avons vu, sur l’abri de fortune sus-cité justement (!!) des informations concernant des randonnées dans la Haute-Vallée de la Bruche; un versant que nous connaissons assez peu mais par lequel nous étions justement passé en voiture quelques jours plus tôt.

Allez zou, le lendemain j’appelais l’Office de Tourisme de Schirmeck pour avoir des infos sur le fameux guide qui recenserait les randos du coin; la personne au téléphone (très aimable) m’a dit que toutes les randonnées suggérées sont téléchargeables ICI, un nouveau site qui sera régulièrement alimenté par de nouvelles suggestions de randonnées.

La randonnée que j’ai fait hier est justement issu de ce site, pas mal fait puisque vous avez un moteur de recherche qui vous permet de trier les itinéraires selon ces critères :

  • itinéraire à pied/ à vélo / en famille / à thème
  • -2 heures / 2 à 4 heures / + de 4 heures
  • difficulté promeneur / randonnée / sportif

” Le Climont et la clairière du Hang ” est une randonnée de 13,2  kilomètres avec 630 mètres de D+ (niveau randonneur)

Le départ se fait à la Ferme Auberge “Le nouveau départ” où il est facile de se garer. Le circuit étant une boucle, le point d’arrivée se fait également là. Un endroit idyllique où nous nous sommes arrêtés à l’arrivée pour boire un jus de pommes de la région. S’gilt!

La clairière du Hang est un endroit magnifique, calme, vaste, assez peu habité et bien préservé. Le départ et l’arrivée sont un vrai bonheur! En été si il fait très chaud, n’oubliez pas la crème solaire et/ou de quoi vous protéger la tête car il y a pas mal de sentiers au soleil.

Au kilomètre 6, vous arriverez au sommet du Climont, à 965 mètres d’altitude, après une montée assez rapide (bim 300 mètres de D+ dans les dents, enfin dans les jambes là en l’occurrence, en 2 km environ)

Là se trouve la Tour Julius, extrêmement symbolique pour les randonneurs : elle a été érigée en 1897 par la section du Club Vosgien de Strasbourg, en l’honneur de Julius Euting, président fondateur du Club.

Monter à son sommet vaut le coup pour la jolie vue!

La descente (si vous êtes observateurs, vous verrez que c’est une photo de la montée que j’ai mis ci dessus mais la descente et la montée vers le sommet du Climont empruntent le même chemin; cette portion là est un aller-retour et non une boucle) se fait rapidement sans aucune difficulté, avant de poursuivre la randonnée encore pour 5 kilomètres environ sur des sentiers de forêt agréables, sans aucune difficulté ni montées particulières.

Juste un point négatif : la fin de la randonnée se fait sans balisage, ce qui favorise graaaaaandement les erreurs de chemin…Mais bon, on s’en sort quand même (avec l’aide de Google Maps, malheureusement)

J’ai profité de cette randonnée pour étrenner les nouvelles chaussures que j’ai acheté lundi chez Décathlon : les MH 500 MID imperméables

Selon la fiche technique Décathlon, elles sont conçues pour les randonneuses confirmées, pour la randonnée en montagne par tous les temps et sur sentiers techniques.

Je n’ai (heureusement!) pas pu tester leur imperméabilité aujourd’hui. Pour ce qui est du confort, de la légèreté (379g la chaussures en pointure 39), du moelleux de la semelle et de l’accroche au sol, je suis ravie! Une petite ampoule à déplorer à l’arrière du pied droit mais rien de grave.

En bref, je suis très contente de mon achat (peut – être juste un peu déçue par le manque de choix de couleurs) chez Decathlon qui propose souvent un très bon rapport qualité-prix.

Elles et moi, nous sommes parties pour faire un bout de chemin ensemble!

Et vous, randonnez-vous ?

Dans quelle région de France?

 

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Comment courir dans la zénitude ?

Courir dans la zénitude

C’est le thème d’une conférence à laquelle j’ai assisté mardi soir, à Quatzenheim, dans le cadre du trail du Kochersberg qui a lieu ce samedi à … Quatzenheim!

Plusieurs experts étaient présents pour donner des pistes quant aux bienfaits du sport pour le bien-être physique, mental et social : un médecin, une professeure de yoga et une psychologue-sophrologue. Clément Gass, traileur Alsacien mal-voyant était également présent pour raconter son expérience.

C’était une soirée très conviviale et en même temps très pro; les différents professionnels présents ont fait des présentations de très grande qualité. En tant que naturopathe, j’ai trouvé chaque intervention très juste et pertinente.

La course à pied étant une pratique sportive dans l’air du temps, je pense que ça peut en intéresser plus d’une de savoir ce qui s’est dit lors de cette conférence!

C’est parti !

Dr. Vincent Pujol – spécialiste mésothérapie & nutrition

Le Dr.Pujol s’est attaché à montrer les divers bénéfices de la course à pied sur les plans mentaux, physiques et sociaux.

Pêle-mêle, la course a pied aide à maintenir :

  • une bonne capacité pulmonaire
  • un bon système cardio-vasculaire
  • un poids de forme (ou à le retrouver)
  • un bon transit intestinal
  • un bon capital osseux, pour prévenir l’ostéoporose
  • une bonne tonicité musculaire
  • un bon équilibre nerveux grâce notamment à la sécrétion de neurotransmetteurs essentiels : la dopamine, la sérotonine et les endorphines
  • un lien social dans une certaine mesure : on peut courir en groupe, s’inscrire à des courses, échanger avec des coureurs que l’on rencontre sur son chemin lors de ses entraînements…

Et comme cette conférence a eu lieu dans le cadre d’un trail, il a abordé également les bénéfices à courir en pleine nature : dépaysement, oxygénation, découverte, plaisir du paysage.

Il a terminé sa présentation par une très belle vidéo de traileurs en pleine action, avec notamment pas mal d’images d’une course qui me fait rêver : l’UTBM !

Sandra Holtz – psychologue du sport, sophrologue et préparatrice mentale

Sandra Holtz exerce à Strasbourg, notamment au CREPS et au Centre médico-sportif de la Meinau

Elle a parlé de la pertinence de la sophrologie et plus globalement de la pensée positive dans la pratique sportive, et particulièrement de la course à pied, au travers de cas concrets qu’elle a vécu au cours de sa pratique professionnelle, auprès de sportifs pro comme auprès de particuliers.

Le pleine conscience et la pensée positive sont deux outils clefs pour avancer sereinement dans la vie et les enseignements que l’on peut en tirer s’appliquent parfaitement à la pratique du running : bienveillance, écoute de son corps en constatant les ressentis mais jamais les évaluer en termes de bien ou de mal, adaptation – dans le cas par exemple d’une blessure qui empêcherait la pratique pendant un temps défini (bing, touché en plein dans le mille pour moi et mon entorse à la cheville droite!)

Elle nous a ensuite proposé une petite pratique de sophrologie en nous invitant à fermer les yeux, ancrer nos pieds dans le sol et ressentir notre corps : nos pieds sur le sol, les divers points d’appuis de nos jambes sur la chaise, relâcher le bras droit, puis dans une inspiration, serrer fort-fort le poing gauche pour ensuite le relâcher dans une expiration lente.

N’hésitez pas à faire cet exercice chez vous et constatez : dans quel cas de figure il a été le plus simple pour vous de relâcher la tension de votre bras ? Après l’avoir fortement contracté (bras gauche) ou sur un bras au repos (bras droit)?

Véronique Muller – professeure de yoga

Dans un exposé très pertinent et nuancé – j’adore les propos nuancés! – Véronique Muller a tout d’abord présenté le yoga dans sa vision la plus puriste (ça aussi, j’adore), les différences fondamentales entre la pratique du yoga et celle de la course à pied et enfin, la complémentarité que l’on peut trouver entre les deux.

Qu’on soit bien d’accord : le yoga n’est pas cette pratique douce à la mode qui permet d’étirer un peu tout le corps en même temps d’apaiser son esprit.

Ca va beaucoup, beaucoup plus loin.

Le yoga, c’est une philosophie de vie où la notion de performance n’a pas lieu d’être, où l’écoute de soi et de ses limites est capitale.

Course à pied et yoga sont complémentaires car très éloignés, en théorie.

Course à pied VS yoga en 3 points principaux : 

  • notion de performance (chrono, kilomètres) plus ou moins présente / aucun enjeu : vous réussissez à faire votre chandelle sur le tête OK, vous n’y arrivez pas, OK quand même
  • pratique à très fort impact sur les articulations / aucun impact sur les articulations, et même toute douleur lors de votre pratique est un signe que vous êtes allés trop loin
  • en course à pied on travaille exclusivement le bas du corps / en yoga, tout le corps est sollicité

La pratique du yoga est très intéressante pour

  •  apporter une plus grande amplitude musculaire
  •  travailler le haut du corps pour une meilleure posture lors de la course
  • développer une meilleure souplesse
  • développer un meilleure équilibre
  • travailler le mental et le lâcher-prise

Parce que les asanas (postures de yoga) ont été développées à l’origine pour aider les yogis à mieux tenir la posture du lotus dans leur pratique de la méditation!

Véronique Muller sera présente au village de la course pour parler de yoga et proposer des pratiques.

Je me réjouis d’être présente samedi sur le trail du Kochersberg (mais sans dossard, malheureusement!), qui est un éco-trail, labellisé niveau 2 par l’association Eco manifestations d’Alsace. Mais ça, ça fera l’objet d’un second article la semaine prochaine !

Pratiquez-vous la course à pied, le trail et/ou le yoga ?

N’hésitez pas à partager vos avis et vos expériences sur le sujet!