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Qu’est-ce qui vous nourrit ?

Neuntelstein Alt.971 mètres

Qu’est-ce qui vous nourrit ?

Voilà une question (une colle ?) que j’aime poser aux personnes que je suis en naturopathie.

C’est un point de départ à la connaissance et à la conscience de soi.

Je ne parle pas là de la seule nourriture que l’on ingère et qui concerne un pilier entier de la naturopathie. Je parle de ce qui nourrit votre mental, vos émotions, votre être le plus profond. Qu’est-ce qui fait battre votre cœur un peu plus fort, qu’est-ce qui vous fait vibrer, qu’est-ce qui vous fait vous sentir vivant?

Pour quoi êtes-vous fait en réalité ? Quel est votre élément ?

Les choses, les personnes, les actions qui vous nourrissent vous épanouissent, vous remplissent de joie, de gratitude, de confiance en vous. Vous pouvez trouver en ces choses un apaisement ou un regain d’énergie. Une énergie positive; de celle qui vous fait croire en la Vie et vous fait déplacer des montagnes.

C’est être là, ici et maintenant, exactement là où vous devriez être. C’est être en accord avec soi-même et tout ce qui vous entoure.

Et ça peut prendre toutes les formes possibles.

 

Et l’inverse ?

Quand on se prête à l’exercice de savoir ce qui nous nourrit, je trouve qu’il est aussi intéressant et important d’identifier ce qui, à l’inverse, nous pompe notre énergie.

Pour notre bien-être, je pense qu’il est même capital de les identifier, ces choses qui ne matchent pas avec nos valeurs, nos aspirations dans la vie, nos envies, nos besoins.

Trop de personnes se nient, s’oublient, enclenchent le pilote automatique.

Parfois faute de mieux, parfois parce que pris dans le flot de la vie, on oublie qu’on a le pouvoir, parfois par habitude, parfois parce qu’on s’est oublié au détour du chemin.

Il y a autant de raisons que d’individus.

Or, on vit avant tout avec soi-même et se nier n’est pas une bonne chose – autant pour vous que pour vos proches.

Alors osez dire NON. Ne niez pas ce que vous êtes au plus profond de vous même. Accueillez vos envies, vos besoins, vos idées.

NON ce travail ne m’épanouit pas (plus). NON merci mais ce soir je préfère rester chez moi. NON je ne préfère plus voir telle ou telle personne qui me fait plus de mal que de bien.

Dire OUI à soi-même, à ses émotions, à son corps.

Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est de l’honnêteté et de la bienveillance envers soi-même. Et ça évolue tout au long de votre vie.

Et moi, qu’est-ce qui me nourrit ?

La randonnée.

Comme je l’ai fait hier, comme je l’ai fait la semaine dernière, et comme je le ferai encore d’ici quelques jours.

La randonnée, la forêt et la montagne.

L’énergie de la Nature.

Quand je suis arrivée vers le Hohwald hier, j’ai pris une grande respiration, et j’ai souri.

Vous voyez le petit logo de recharge qui s’affiche sur l’écran de votre téléphone portable dès lors que vous le branchez ? Il s’allume dans toutes les cellules de mon corps sitôt que je suis dans cet élément.

Voilà ce qui me nourrit; le calme, la grandeur, la puissance de la nature. La beauté d’un chemin de randonnée. Le champ des possibles d’un panneau de balisages du Club Vosgien. L’orage qui nous surprend à peine au bout d’un kilomètre, les gens que l’on salue brièvement sur le chemin. La salade de tomates qui a fait beaucoup de jus et qui se renverse au fond du sac. Les pause pipi derrière un arbre.

Ce chemin bordé de jeunes sapins sur lequel j’ai ressenti une incroyable énergie, de celle qui vous fait tout oublier et qui vous laisse juste dans le corps un immense sentiment de gratitude et de force.

Que la Vie est belle.

Que l’Alsace est belle.

Je ne m’en lasse pas; on commence à bien connaître les chemins de randonnées autour du Mont Sainte-Odile ♥ et du Champ du Feu.

On parle des auberges, des kiosques et des abris du Club Vosgien comme des bars et des magasins du centre ville. Le Mur Païen, le kiosque Jadelot et le chemin des bornes entre autres sont des lieux familiers.

Je sais relier à pied et de mémoire Obernai au Mont Sainte-Odile, l’auberge de la Rothlach au Hohwald, le domaine de la Léonardsau à Bernardswiller en passant par Saint-Nabor, et tant d’autres. Je m’amuse parfois dans ma tête à créer des itinéraires en fonction de ceux que je connais déjà si je devais relier tel lieu à tel autre.

On aimerait maintenant mieux découvrir la Haute Vallée de la Bruche, c’est le versant qui permet de Fouday au Champ du Feu; les paysages y sont magnifiques et font davantage penser aux alpages que le versant qui vient d’Obernai et Sainte-Odile.

C’est un univers à part, un monde dans le monde.

Maison Forestière Welschbruch; point de départ de ma randonnée d’hier

 

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Le rouge vif de la rhubarbe d’Audur Ava Olafsdottir

Il y a un truc que j’adore; c’est lire les quelques dernières pages d’un roman le matin, après le petit déjeuner. En hiver, retourner sous la couette le temps des deux ou trois derniers chapitres, l’été, s’asseoir sur la terrasse, alors que la table du petit-déjeuner vient d’être débarrassée, pour savourer les derniers paragraphes qui me séparent du mot FIN.

C’est ce que j’ai fait ce matin, pour terminer le si joli “Le rouge vif de la rhubarbe” d’Audur Ava Olafsdottir, auteure connue pour avoir aussi écrit “Rosa Candida”.

C’est un livre d’une centaine de pages, une lecture idéale pour un voyage en train, en avion, pour une après-midi d’été; celles là même qui nous offrent deux-trois-quatre heures devant nous. Ces après-midi – ou ces matinées, ou ces soirées – qui nous offrent cette possibilité d’un aller-simple vers un monde inconnu.

“Le rouge vif de la rhubarbe” vous emmènera en Islande, au pied de la Montagne. Dans un village où vit Agustina, une jeune fille privée de ses jambes dès la naissance et qui a un but; gravir la Montagne : huit cent quarante quatre mètres d’altitude.

Ses parents, des scientifiques qui observent le comportement des oiseaux migrateurs de par le monde, l’ont confié à Nina, une femme célibataire et sans enfants, alors qu’elle était petite. Du haut de la tour violette dans laquelle elle a sa chambre au champ de rhubarbe aux tiges rouge éclatant, situé en haut du village, en passant par les plages de sable noir, chaque chapitre plonge le lecteur dans une tranche de la vie d’Agustina.

Je recommande de lire ce roman en une fois, pour s’imprégner de l’ambiance intemporelle des paysages décrits; un pays où la nature règne, où l’on vit à son rythme, pour une immersion le temps d’une lecture dans ce beau pays, où j’aimerais tant aller!

 

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La face cachée du bio “low cost”

En tant que naturopathe, je recommande de mettre les fruits et les légumes de saison, locaux ET biologiques au cœur de votre assiette.

Toutes les personnes que j’accompagne en naturopathie reçoivent dans leur programme le calendrier des fruits & légumes du mois en cours, avec des idées de menus.

Vivez en accord et au rythme de la nature; mangez les fruits et les légumes qui poussent naturellement chez vous à un moment donné!

Est-ce compatible avec le fait de faire ses courses en grande distri?

C’est ce qu’à tenté de montrer le documentaire diffusé la semaine dernière sur France 5 (Replay sur YouTube disponible ICI)

La face cachée du bio “low cost”

Ahh les tomates! Le document commence par ce fruit, adoré des Français et apparemment, consommé à longueur d’année par beaucoup de personnes.

C’est là que se pose le premier problème selon moi : les gens ont l’habitude de manger des tomates toute l’année ET en même temps, ils entendent partout qu’il faut consommer bio. C’est là que les industriels, bien à l’écoute des besoins du consommateur, se lancent dans la production de tomates bio en Espagne pour achalander le rayon “primeurs bio” du Carrouf du coin. Madame Michu est bien contente, elle servira une salade de tomates bio à ses enfants au mois de novembre.

Fail.

Le documentaire se rend dans les productions de tomates bio en Andalousie. Certes, c’est bio, dans le sens où les tests ne montrent pas de présence d’engrais ou autres pesticides dans le fruit. Mais pour le reste … toutes les considérations éthiques, environnementales et sociétales sont mises de côté.

Ensuite, les journalistes se rendent dans une production biologique Française, chez un maraîcher qui cultive des tomates biologiques en prenant en compte tout “l’esprit du bio”; ses plants de tomates ne sont pas arrosées de pesticides ni d’engrais chimiques, il fait le désherbage à la main OK mais aussi et surtout, il ne chauffe pas ses serres et n’emploie pas une ribambelles d’employés sous-payés pour récolter les fruits.

La “bio cohérence”

Le problème majeur du label “bio” pour l’agro-alimentaire, c’est que le Règlement Européen ne pose aucune obligation sociale et solidaire, comme par exemple, la réduction de l’empreinte carbone.

Que les tomates bio parcourent des milliers de kilomètres en avion avant de se retrouver sur l’étal de votre hypermarché ne pose aucun problème.

Fail – bis.

Pourquoi mangez-vous des fruits & légumes biologiques ?

C’est LA question à se poser pour faire ses achats de manière avisée et faire les bons choix.

Vous mangez bio uniquement pour ne pas ingurgiter des pesticides ? Alors continuez à acheter des courgettes bio Espagnoles à l’hyper du coin pour Noel, vous n’ingurgiterez effectivement pas de pesticides. Et c’est déjà bien.

Vous mangez bio entre autres pour ne pas ingurgiter de pesticides mais aussi parce que vous êtes sensibles au commerce équitable, au rythme des saisons, parce que votre naturopathe vous a sensibilisé au concept “d’alimentation revitalisante”, parce que vous vous préoccupez de la santé de la planète et que vous êtes sensible aux questions environnementales, parce que vous en avez un peu marre d’être pris pour des jambons (tiens le jambon, on va en parler juste après !) alors, mangez du bio qui vient de chez vous et de petites productions! Mangez des fraises d’Alsace, mangez des pêches du Roussillon, mangez de la chicorée des Hauts-de France, mangez des fèves des Charentes, de l’oignon des Cévennes… bref, vous m’avez compris ou je continue ? 😀

Moralité : privilégiez les circuits courts, les AMAP, les achats directement chez les producteurs près de chez vous. Si vous vous rendez en super/hyper marchés, lisez les étiquettes : bio ou conventionnel, n’achetez que des légumes de France – voire de votre région. Ils sont tentants hein en ce moment les beaux haricots verts du Maroc ? Attendez encore quelques semaines qu’arrivent les haricots verts de France, le plaisir n’en sera que plus grand quand enfin ils seront arrivés!

Ré-apprenez les saisons!

Quid de la viande et plus précisément du porc bio ?

Les journalistes ont ensuite abordé la question de la viande estampillée “bio”, vendue dans les rayons des grandes surfaces, et notamment le jambon.

Voici les critères d’élevage à respecter pour produire du jambon bio :

  •  les porcs ne doivent pas être traités aux antibiotiques
  • ils doivent avoir un accès libre à l’extérieur
  • ils doivent avoir une alimentation biologique

Le sel ajouté pour la préparation de la charcuterie est biologique mais … 2 points posent problème :

  • le fameux nitrite de sodium (additif E250) autorisé en agriculture biologique
  • un abattage absolument identique à celui pratiqué en agriculture conventionnelle avec son lot de tortures et pratiques absolument ignobles

Nitrite de quoi ?!

Le nitrite de sodium est un additif présent dans le jambon en tant que conservateur et colorant (pour maintenir un jambon bien rose).

Il est classé “probablement cancérigène pour l’homme” par le Centre International de Recherche sur le Cancer et “certainement cancérigène” par l’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse.

Donc méfiez vous ! Pas plus tard que ce matin, je regardais par curiosité la composition de la coppa dans le supermarché bio de mon quartier, et elle contenait de ce fameux nitrite. C’est épuisant de toujours devoir vérifier et éplucher la compo des aliments, surtout quand ils sont labellisés biologique!

Alors, que faire ?

Adopter une alimentations selon les principes de la naturopathie :

  • faire la part belle aux légumes – crus et cuits – et aux fruits de saison, locaux ET biologiques
  • à compléter avec des céréales (semi) complètes : riz, quinoa, millet, boulghour, pâtes, blé, amarante, sorgho …
  • variez vos sources de protéines : animales (viande, poisson, œuf) et végétales (lentilles, pois chiche, tofu, haricots rouges, blancs …)
  • Si vous mangez de la viande, mangez-en peu mais de très bonne qualité; donnez-vous la peine de chercher autour de chez vous un producteur de viande de qualité, qui travaille en agriculture biologique (mais qui ne met pas de nitrite dans son jambon!)
  • Si vous mangez des produits laitiers (lait, crème, beurre cru le matin au petit déjeuner, fromage, yaourt), veillez à ce qu’ils soient biologiques et mangez-en 2 portion par jour maximum

Ce sont des conseils alimentaires généraux en naturopathie. Pour des conseils personnalisés, prenez contact avec un naturopathe pour un bilan et un programme personnalisés.

Avez-vous regardé ce documentaire ?

Qu’en avez-vous pensé?