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“Une saison au bord de l’eau” de J.Colgan, mon feel good book de l’été

Je ne lis jamais de chick lit, mais Jenny Colgan, je l’adore!

J’ai découvert cet auteur par hasard quand Olivier m’a offert “La petite boulangerie du bout du monde”, il y a deux ou trois ans, alors que nous étions en vacances au bord de la mer *soupir de nostalgie*

J’ai tout de suite accroché à son style d’écriture, à ses personnages et à l’ambiance qui se dégage de chacun de ses livres.

Depuis, j’ai lu toute la série de la “petite boulangerie”, “rendez-vous au Cupcake café” et son dernier livre paru en Français “une saison au bord de l’eau”.

J’ai tout d’abord été un peu déçue quand j’ai pris le livre dans mes mains pour la première fois, chez la charmante libraire de la rue du Renard Prêchant à Strasbourg car j’ai eu l’impression que ça allait être une redite de la saga de la petite boulangerie.

Alors certes, la “base” est un peu la même : une nana qui ne sait plus trop où elle en est, un héritage familial pas facile, une île au milieu de nulle part, de la bonne bouffe et des affaires sentimentales comme un sac de nœuds.

Et pourrrrrrrtant … J’ai encore une fois de plus été happé par les mots de Jenny Colgan.

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Le rouge vif de la rhubarbe d’Audur Ava Olafsdottir

Il y a un truc que j’adore; c’est lire les quelques dernières pages d’un roman le matin, après le petit déjeuner. En hiver, retourner sous la couette le temps des deux ou trois derniers chapitres, l’été, s’asseoir sur la terrasse, alors que la table du petit-déjeuner vient d’être débarrassée, pour savourer les derniers paragraphes qui me séparent du mot FIN.

C’est ce que j’ai fait ce matin, pour terminer le si joli “Le rouge vif de la rhubarbe” d’Audur Ava Olafsdottir, auteure connue pour avoir aussi écrit “Rosa Candida”.

C’est un livre d’une centaine de pages, une lecture idéale pour un voyage en train, en avion, pour une après-midi d’été; celles là même qui nous offrent deux-trois-quatre heures devant nous. Ces après-midi – ou ces matinées, ou ces soirées – qui nous offrent cette possibilité d’un aller-simple vers un monde inconnu.

“Le rouge vif de la rhubarbe” vous emmènera en Islande, au pied de la Montagne. Dans un village où vit Agustina, une jeune fille privée de ses jambes dès la naissance et qui a un but; gravir la Montagne : huit cent quarante quatre mètres d’altitude.

Ses parents, des scientifiques qui observent le comportement des oiseaux migrateurs de par le monde, l’ont confié à Nina, une femme célibataire et sans enfants, alors qu’elle était petite. Du haut de la tour violette dans laquelle elle a sa chambre au champ de rhubarbe aux tiges rouge éclatant, situé en haut du village, en passant par les plages de sable noir, chaque chapitre plonge le lecteur dans une tranche de la vie d’Agustina.

Je recommande de lire ce roman en une fois, pour s’imprégner de l’ambiance intemporelle des paysages décrits; un pays où la nature règne, où l’on vit à son rythme, pour une immersion le temps d’une lecture dans ce beau pays, où j’aimerais tant aller!

 

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L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante

Voilà des mois que je voyais partout la saga d’Elena Ferrante “L’amie prodigieuse”: dans les librairies notamment, mais également aux arrêts de bus et dernièrement, dans un media qui parlait de l’adaptation de la saga sous forme de téléfilm! Je n’avais jusqu’à présent jamais eu envie de lire le premier tome, probablement -et je sais que c’est une mauvaise raison!- car l’intrigue ne se situe pas dans une époque contemporaine à la nôtre; j’ai besoin de m’identifier aux époques et aux personnages des livres que je lis (L’amie prodigieuse se passe à la fin des années 50) (autant vous dire que la SF très peu pour moi).

C’est à l’aéroport que j’ai finalement acheté “L’amie prodigieuse”, décidée par la superbe histoire d’amitié que dépeint le livre. Et puis l’Italie quoi (vous verrez au fil de ces pages que je suis une grande amoureuse de l’Italie).

J’ai un peu ri jaune quand j’ai vu l’index des personnages, au début du livre : pas moins d’une cinquantaine de personnages ! Sans compter les fantaisies du genre “Raffaella Cerullo, que tout le monde appelle Lina, sauf Elena qui l’appelle Lila”.

OK.

L’effet de surprise passé, j’ai plongé dans l’intrigue aussi vite que mes compagnons de bord se sont précipités à la porte d’embarquement sitôt le premier appel lancé!

Après quelques longueurs dans le premier tiers du livre, je me suis laissée embarquée par la vita pas très dolce de ces gamins Napolitains des années cinquante. Enfance puis adolescence, on suit leur quotidien fait d’histoires de rue, de familles, d’amitié puis d’amour, l’école, les professeurs, les vacances, les échappées belles, les roustes pas volées, les rêves et les désirs.

Je me suis vite attachée à tous les personnages; les brutes du quartier, les parents qui font comme ils peuvent, le grand frère protecteur, Lila …prodigieuse, oui le terme lui va parfaitement; une gamine d’une intelligence redoutable, toujours avec une longueur d’avance, un petit bout de femme perçante a qui on ne l’a fait pas et une Elena à l’inverse, ronde, docile, pétrie de doutes, plutôt suiveuse, assez attendrissante et parfois surprenante.

Le récit est raconté par Elena, alors adulte.

J’ai été attendrie par l’évolution de ces gamins, un peu comme une maman pose un regard doux et fier sur ses enfants qui ont grandi. J’ai trouvé Lila fascinante, impétueuse et j’ai eu envie de protéger Elena, de lui dire “vas-y ma grande, crois en toi”!

J’ai adoré le passage où Elena part en vacances à Ischia chez un parent de Mme Oliviero, l’institutrice; on ressent la beauté et la chaleur d’un été Italien, Elena commence à prendre son indépendance et à s’épanouir; elle quitte le cocon familial pour la première fois, c’est comme un nouveau départ pour elle. Après cela, les choses bougent, se précipitent et les mots d’Elena, la narratrice, nous emmènent bien vite à la quatre cent trentième et dernière page, impatiente de commencer le tome 2; “Le nouveau nom”.

Avez-vous lu cette saga ?

Qu’en avez-vous pensé?