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De l’humanité de votre naturopathe

Vous connaissez sans aucun doute l’adage qui dit que “ce sont les cordonniers les plus mal chaussés”.

Je ne sais pas vous mais elle m’énerve cette expression.

Si on cherche sa signification sur le net, on apprend qu’elle s’applique aux personnes qui ne profitent pas des produits de leur métier.

Pour quelle raison ? Par choix, par incapacité d’en profiter, par manque de temps?

Dans mon métier d’esthéticienne, c’est une expression qu’on formule parfois avec mes collègues ou avec les clientes quand par exemple, nous sommes en train de leur faire de jolis ongles et que les nôtres sont en friche depuis des semaines. L’expression surgit parfois aussi sous la forme d’une pensée furtive alors qu’on épile allégrement le maillot de Mme F. et qu’on pense au notre, en jachère depuis … non, on sait plus en fait depuis quand il est en jachère.

Mais définitivement, elle m’énerve cette expression. Car elle est souvent dite avec un air mi-résigné, mi-plaintif.

Car elle présuppose que faisant tel ou tel métier, on devrait jouir de tous les avantages du métier en question voire même, on devrait en être un digne ambassadeur durant les 365 jours de l’année.

Tu es esthéticienne, tu devras toujours avoir le cuissot lisse.

Tu es boulanger, dans ta cuisine, tu devras toujours avoir du pain frais.

Quoi? Tu es coiffeuse et tes racines ne sont pas faites?

T’es naturopathe et tu manges du Crunch en écrivant ce billet sur un blog autour de la naturopathie?!?!

Bref, vous m’avez compris.

Y’en a marre de mettre des gens dans des cases et surtout, de ne pas les louper au moindre “faux-pas” estimé. Y’en a marre des personnes qui lancent des piques à celles et ceux qui font un pas de côté du chemin sur lequel elles évoluent.

Ce billet d’humeur pour vous dire quoi ?

Que je suis naturopathe et que cette semaine, je pédale dans la semoule.

OMG, alors elle est comme nous ?!

Je pense à L., à A. et d’autres personnes encore que j’accompagne en naturopathie et qui sont parfois (très?) (trop?) exigeantes envers elles-mêmes.

Attention, les personnages et les situations de ce récit n’étant absolument pas fictifs, toute ressemblance avec Mélanie, votre naturopathe préférée, n’est pas du tout fortuite

Et oui, les filles, moi aussi cette semaine, je mange n’importe quoi (alors c’est bien vrai ? Elle mange réellement du Crunch en écrivant ce billet?), je ne suis pas organisée, je suis stressée, je n’ai rien dans le frigo, je ne dors pas assez, et je travaille trop.

Ce n’est pas grave, ça ira mieux la semaine prochaine!

Tout ça pour vous dire quoi réellement ?

De ne pas oublier la bienveillance, de faire votre possible pour faire du mieux que vous pouvez – du mieux que vous voulez – ce que vous avez à faire mais sans vous auto-flageller si ça ne dépasse pas les sommets. Niveau sommet, il y a du level chez moi, étant encore à Chamonix il y a quelques jours à peine, imaginez , le Mont-Blanc, quasiment 5000 mètres d’altitude, inatteignable 😀 

Trêve de plaisanterie !

A l’instar de certains psychologues qui expliquent que nous ne sommes pas nos pensées, j’aimerai vous dire aujourd’hui que nous ne sommes pas (que) notre métier.

En tant que naturopathe, j’aime me présenter à vous comme je le suis réellement; humaine. Et en tant qu’esthéticienne, quand moi et mes sourcils-pas-épilés-de-6-semaines on vous accueille en cabine de soins, je me présente aussi à vous comme je le suis réellement; humaine.

Sur ce blog, je n’ai pas envie de vous montrer que la facette pailletée de mon quotidien de naturopathe. Parce que c’est tronqué. Oui, je connais et conseille les fleurs de Bach mais ça ne m’empêche pas parfois d’avoir le moral au plus bas. Oui, je connais les plantes et les huiles essentielles qui agissent comme des phyto-hormones mais ça ne m’empêche pas de galérer avec un cycle menstruel qui n’en fait qu’à sa tête. Je n’ai qu’une envie en ce moment; faire du sport (yoga, randonnée) mais j’ai une entorse depuis un mois alors tout ce que je fais, c’est ronger mon frein en ronchonnant que j’ai envie de bouger et que je deviens toute molle.

Ayez des modèles, des personnes qui vous inspirent pour ce qu’elles sont, ce qu’elles savent, ce qu’elles partagent, et (mais ?) estimez-vous toujours à votre juste valeur (qu’il n’est pas toujours évident d’estimer objectivement on est bien d’accord).

Eloignez-vous des donneurs de leçons et dites-vous surtout que les gens montrent bien ce qu’ils ont envie de montrer.

petit exercice de bienveillance

Ce soir, dans votre miroir, quand vous vous démaquillerez (rassurez-moi, vous vous démaquillez bien tous les soirs ? :P)  ne vous focalisez pas sur (au choix mais c’est cumulable) : vos imperfections, vos points noirs, vos poils au menton, vos ridules, vos poches sous les yeux mais … sur vous dans votre ensemble.

Comme je le suggérais dans un récent post Instagram (auto-promo, vous pouvez me suivre par ICI ), apprenez à voir les choses autrement que par le prisme du bien ou du mal. Juste, observez.

C’est seulement en se détachant de tout jugement que l’on peut enfin voir les choses comme elles le sont : jamais toutes blanches, jamais entièrement noires.

Ca y est, vous vous êtes bien observée ?

Maintenant, souriez-vous !!!

Sincèrement. Avec toutes vos dents. On s’en fiche personne vous voit. Ou si au pire, une araignée. Mais n’oubliez pas : araignée du soir, espoir, donc c’est OK!

Allez vous coucher, enveloppée de cette bienveillance que vous venez de vous offrir.

Faites de beaux rêves!

 

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Comme un matin d’automne

A la belle saison, la première chose que j’aime faire sitôt levée, c’est ouvrir la porte-fenêtre de ma chambre et sortir dans le jardin. Prendre une bouffée d’air frais, respirer la senteur des fleurs, accueillir ma petite Mimine qui accourt après avoir passé une nuit à crapahuter après les souris (ou à dormir dans sa petite maison en bois, ça je ne sais pas …!) et même si il fait encore frais – comme à la toute fin de l’été – j’aime prendre mon petit déjeuner sur la terrasse. Enfiler un gilet en laine tout doux et me réveiller en même temps que la nature.

Ce matin ressemble à un matin d’automne. Tout est humide dehors et le ciel est comme du coton. Surtout, il y a du brouillard. Le temps de prendre quelques clichés et d’organiser mes mots – dans ma tête, sur le clavier – il se dissipe déjà.

Je crois que c’est une de mes ambiances matinales préférées. Je suis une fille de l’automne. Je suis née aux portes de l’automne, et maman aime me raconter combien elle appréciait, quand j’étais bébé, me donner mon biberon, les matins de brouillard (en regardant les clips sur M6) (coucou maman!). Je vais d’ailleurs me marier en automne. Cette saison m’enveloppe; oui c’est vraiment ce terme.

Ces matins gris coton et humides m’enveloppent. C’est bas, c’est frais, tout parait comme passé sous un filtre qui vieillirait juste ce qu’il faut les images, pour leur donner plus de cachet.

Et puis les brouillard d’automne ne sont-ils pas annonciateurs d’une magnifique journée ensoleillée?

Que le soleil se lève ou pas, très bonne journée!