Publié le

Mon yoga du lundi matin

Le yoga & moi

En yoga, j’ai beaucoup papillonné ces dernières années, de cours en pratiques qui ne me donnaient pas satisfaction.

Une carte de 10 séances que je n’ai même pas terminé dans un studio spécialisé, quelques cours suivis dans la salle de sport que j’ai fréquenté pendant un temps, une pratique fabuleuse à l’été 2017 avec le grand Master Akshar lors de sa venue à Strasbourg, et un peu d’asanas en solo à la maison.

Pas de pratique réellement suivie, donc.

La prise de conscience

Cet été, j’ai participé au festival de yoga “Joséphine fait”, en tant que naturopathe. J’ai pu assister à la projection du film documentaire de Stéphane Haskell, l’auteur de “Respire” – comment le yoga m’a sauvé et peut tous nous aider”, une des lectures qui m’a le plus marqué cette année. En lisant son récit, j’ai compris ce qui me manquait et ce qui ne me convenait pas dans tous les cours que j’ai pu suivre jusqu’à maintenant, et mieux encore, j’ai compris ce que j’attendais d’un cours. J’y reviendrai un peu plus bas; j’aimerai tout d’abord vous parler du livre de Stéphane Haskell.

Continuer la lecture de Mon yoga du lundi matin

Publié le

Qu’est-ce qui vous nourrit ?

Neuntelstein Alt.971 mètres

Qu’est-ce qui vous nourrit ?

Voilà une question (une colle ?) que j’aime poser aux personnes que je suis en naturopathie.

C’est un point de départ à la connaissance et à la conscience de soi.

Je ne parle pas là de la seule nourriture que l’on ingère et qui concerne un pilier entier de la naturopathie. Je parle de ce qui nourrit votre mental, vos émotions, votre être le plus profond. Qu’est-ce qui fait battre votre cœur un peu plus fort, qu’est-ce qui vous fait vibrer, qu’est-ce qui vous fait vous sentir vivant?

Pour quoi êtes-vous fait en réalité ? Quel est votre élément ?

Les choses, les personnes, les actions qui vous nourrissent vous épanouissent, vous remplissent de joie, de gratitude, de confiance en vous. Vous pouvez trouver en ces choses un apaisement ou un regain d’énergie. Une énergie positive; de celle qui vous fait croire en la Vie et vous fait déplacer des montagnes.

C’est être là, ici et maintenant, exactement là où vous devriez être. C’est être en accord avec soi-même et tout ce qui vous entoure.

Et ça peut prendre toutes les formes possibles.

 

Et l’inverse ?

Quand on se prête à l’exercice de savoir ce qui nous nourrit, je trouve qu’il est aussi intéressant et important d’identifier ce qui, à l’inverse, nous pompe notre énergie.

Pour notre bien-être, je pense qu’il est même capital de les identifier, ces choses qui ne matchent pas avec nos valeurs, nos aspirations dans la vie, nos envies, nos besoins.

Trop de personnes se nient, s’oublient, enclenchent le pilote automatique.

Parfois faute de mieux, parfois parce que pris dans le flot de la vie, on oublie qu’on a le pouvoir, parfois par habitude, parfois parce qu’on s’est oublié au détour du chemin.

Il y a autant de raisons que d’individus.

Or, on vit avant tout avec soi-même et se nier n’est pas une bonne chose – autant pour vous que pour vos proches.

Alors osez dire NON. Ne niez pas ce que vous êtes au plus profond de vous même. Accueillez vos envies, vos besoins, vos idées.

NON ce travail ne m’épanouit pas (plus). NON merci mais ce soir je préfère rester chez moi. NON je ne préfère plus voir telle ou telle personne qui me fait plus de mal que de bien.

Dire OUI à soi-même, à ses émotions, à son corps.

Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est de l’honnêteté et de la bienveillance envers soi-même. Et ça évolue tout au long de votre vie.

Et moi, qu’est-ce qui me nourrit ?

La randonnée.

Comme je l’ai fait hier, comme je l’ai fait la semaine dernière, et comme je le ferai encore d’ici quelques jours.

La randonnée, la forêt et la montagne.

L’énergie de la Nature.

Quand je suis arrivée vers le Hohwald hier, j’ai pris une grande respiration, et j’ai souri.

Vous voyez le petit logo de recharge qui s’affiche sur l’écran de votre téléphone portable dès lors que vous le branchez ? Il s’allume dans toutes les cellules de mon corps sitôt que je suis dans cet élément.

Voilà ce qui me nourrit; le calme, la grandeur, la puissance de la nature. La beauté d’un chemin de randonnée. Le champ des possibles d’un panneau de balisages du Club Vosgien. L’orage qui nous surprend à peine au bout d’un kilomètre, les gens que l’on salue brièvement sur le chemin. La salade de tomates qui a fait beaucoup de jus et qui se renverse au fond du sac. Les pause pipi derrière un arbre.

Ce chemin bordé de jeunes sapins sur lequel j’ai ressenti une incroyable énergie, de celle qui vous fait tout oublier et qui vous laisse juste dans le corps un immense sentiment de gratitude et de force.

Que la Vie est belle.

Que l’Alsace est belle.

Je ne m’en lasse pas; on commence à bien connaître les chemins de randonnées autour du Mont Sainte-Odile ♥ et du Champ du Feu.

On parle des auberges, des kiosques et des abris du Club Vosgien comme des bars et des magasins du centre ville. Le Mur Païen, le kiosque Jadelot et le chemin des bornes entre autres sont des lieux familiers.

Je sais relier à pied et de mémoire Obernai au Mont Sainte-Odile, l’auberge de la Rothlach au Hohwald, le domaine de la Léonardsau à Bernardswiller en passant par Saint-Nabor, et tant d’autres. Je m’amuse parfois dans ma tête à créer des itinéraires en fonction de ceux que je connais déjà si je devais relier tel lieu à tel autre.

On aimerait maintenant mieux découvrir la Haute Vallée de la Bruche, c’est le versant qui permet de Fouday au Champ du Feu; les paysages y sont magnifiques et font davantage penser aux alpages que le versant qui vient d’Obernai et Sainte-Odile.

C’est un univers à part, un monde dans le monde.

Maison Forestière Welschbruch; point de départ de ma randonnée d’hier

 

Publié le

Comment courir dans la zénitude ?

Courir dans la zénitude

C’est le thème d’une conférence à laquelle j’ai assisté mardi soir, à Quatzenheim, dans le cadre du trail du Kochersberg qui a lieu ce samedi à … Quatzenheim!

Plusieurs experts étaient présents pour donner des pistes quant aux bienfaits du sport pour le bien-être physique, mental et social : un médecin, une professeure de yoga et une psychologue-sophrologue. Clément Gass, traileur Alsacien mal-voyant était également présent pour raconter son expérience.

C’était une soirée très conviviale et en même temps très pro; les différents professionnels présents ont fait des présentations de très grande qualité. En tant que naturopathe, j’ai trouvé chaque intervention très juste et pertinente.

La course à pied étant une pratique sportive dans l’air du temps, je pense que ça peut en intéresser plus d’une de savoir ce qui s’est dit lors de cette conférence!

C’est parti !

Dr. Vincent Pujol – spécialiste mésothérapie & nutrition

Le Dr.Pujol s’est attaché à montrer les divers bénéfices de la course à pied sur les plans mentaux, physiques et sociaux.

Pêle-mêle, la course a pied aide à maintenir :

  • une bonne capacité pulmonaire
  • un bon système cardio-vasculaire
  • un poids de forme (ou à le retrouver)
  • un bon transit intestinal
  • un bon capital osseux, pour prévenir l’ostéoporose
  • une bonne tonicité musculaire
  • un bon équilibre nerveux grâce notamment à la sécrétion de neurotransmetteurs essentiels : la dopamine, la sérotonine et les endorphines
  • un lien social dans une certaine mesure : on peut courir en groupe, s’inscrire à des courses, échanger avec des coureurs que l’on rencontre sur son chemin lors de ses entraînements…

Et comme cette conférence a eu lieu dans le cadre d’un trail, il a abordé également les bénéfices à courir en pleine nature : dépaysement, oxygénation, découverte, plaisir du paysage.

Il a terminé sa présentation par une très belle vidéo de traileurs en pleine action, avec notamment pas mal d’images d’une course qui me fait rêver : l’UTBM !

Sandra Holtz – psychologue du sport, sophrologue et préparatrice mentale

Sandra Holtz exerce à Strasbourg, notamment au CREPS et au Centre médico-sportif de la Meinau

Elle a parlé de la pertinence de la sophrologie et plus globalement de la pensée positive dans la pratique sportive, et particulièrement de la course à pied, au travers de cas concrets qu’elle a vécu au cours de sa pratique professionnelle, auprès de sportifs pro comme auprès de particuliers.

Le pleine conscience et la pensée positive sont deux outils clefs pour avancer sereinement dans la vie et les enseignements que l’on peut en tirer s’appliquent parfaitement à la pratique du running : bienveillance, écoute de son corps en constatant les ressentis mais jamais les évaluer en termes de bien ou de mal, adaptation – dans le cas par exemple d’une blessure qui empêcherait la pratique pendant un temps défini (bing, touché en plein dans le mille pour moi et mon entorse à la cheville droite!)

Elle nous a ensuite proposé une petite pratique de sophrologie en nous invitant à fermer les yeux, ancrer nos pieds dans le sol et ressentir notre corps : nos pieds sur le sol, les divers points d’appuis de nos jambes sur la chaise, relâcher le bras droit, puis dans une inspiration, serrer fort-fort le poing gauche pour ensuite le relâcher dans une expiration lente.

N’hésitez pas à faire cet exercice chez vous et constatez : dans quel cas de figure il a été le plus simple pour vous de relâcher la tension de votre bras ? Après l’avoir fortement contracté (bras gauche) ou sur un bras au repos (bras droit)?

Véronique Muller – professeure de yoga

Dans un exposé très pertinent et nuancé – j’adore les propos nuancés! – Véronique Muller a tout d’abord présenté le yoga dans sa vision la plus puriste (ça aussi, j’adore), les différences fondamentales entre la pratique du yoga et celle de la course à pied et enfin, la complémentarité que l’on peut trouver entre les deux.

Qu’on soit bien d’accord : le yoga n’est pas cette pratique douce à la mode qui permet d’étirer un peu tout le corps en même temps d’apaiser son esprit.

Ca va beaucoup, beaucoup plus loin.

Le yoga, c’est une philosophie de vie où la notion de performance n’a pas lieu d’être, où l’écoute de soi et de ses limites est capitale.

Course à pied et yoga sont complémentaires car très éloignés, en théorie.

Course à pied VS yoga en 3 points principaux : 

  • notion de performance (chrono, kilomètres) plus ou moins présente / aucun enjeu : vous réussissez à faire votre chandelle sur le tête OK, vous n’y arrivez pas, OK quand même
  • pratique à très fort impact sur les articulations / aucun impact sur les articulations, et même toute douleur lors de votre pratique est un signe que vous êtes allés trop loin
  • en course à pied on travaille exclusivement le bas du corps / en yoga, tout le corps est sollicité

La pratique du yoga est très intéressante pour

  •  apporter une plus grande amplitude musculaire
  •  travailler le haut du corps pour une meilleure posture lors de la course
  • développer une meilleure souplesse
  • développer un meilleure équilibre
  • travailler le mental et le lâcher-prise

Parce que les asanas (postures de yoga) ont été développées à l’origine pour aider les yogis à mieux tenir la posture du lotus dans leur pratique de la méditation!

Véronique Muller sera présente au village de la course pour parler de yoga et proposer des pratiques.

Je me réjouis d’être présente samedi sur le trail du Kochersberg (mais sans dossard, malheureusement!), qui est un éco-trail, labellisé niveau 2 par l’association Eco manifestations d’Alsace. Mais ça, ça fera l’objet d’un second article la semaine prochaine !

Pratiquez-vous la course à pied, le trail et/ou le yoga ?

N’hésitez pas à partager vos avis et vos expériences sur le sujet!